On le sait, de par sa politique menée mais aussi de par le témoignage du fidèle des fidèles chiraquiens en la personne de Jean-Louis Debré, Jacques Chirac était social-démocrate. Centre-gauche pour être très précis.
Alors que celui qui deviendrait président de la République quelques années plus tard parlait de l’immigration comme d’un « problème » et la qualifiait même « d’overdose » en 1991, fut a contrario un chef d’Etat très immigrationniste, avec un flux continu de plusieurs centaines de milliers d’entrées par an. Que l’on soit pour ou contre cette immigration massive, elle est un fait.
Pour ma part, et fidèle à mes valeurs, je ne suis pas opposé à l’immigration de manière absolue, sauf lorsque celle-ci atteint des sommets non gérables. Dans un pays dont la santé économique et sociétale se porte si mal, je pense qu’il serait bénéfique de mettre un coup de frein radical afin que les Français, mais également les étrangers arrivés depuis peu, puissent se laisser le temps d’avancer. Et dans l’intérêt de tous.
Mais pour en revenir à Jacques Chirac, il était contre le racket fiscal, contre l’interventionnisme économique incessant, pour le patriotisme… Et une fois au pouvoir, nous avons découvert un homme dont le Premier ministre de cohabitation, Lionel Jospin, était devenu pratiquement un Chef de gouvernement adapté aux idées du corrézien. Preuve en est, lorsqu’en 2002 il fut réélu, il prit le centriste Jean-Pierre Raffarin pour diriger sa politique. Alors même que la France lui avait opposé un duel avec Jean-Marie Le Pen et que la gauche était hors-jeu. Simple erreur politique ou réelle volonté d’affirmer ses convictions ?
En 2020, nous avons un Emmanuel Macron qui était socialiste de 2006 à 2016, centriste et également en faveur de l’ultra-européisme pour l’élection présidentielle. Aujourd’hui, le voilà se pencher vers une vision spirituelle et charnelle de la France. Un président de la République qui est partisan d’une laïcité « apaisée », opposée à ce qui s’apparenterait à un radicalisme laïcard cher à François Hollande. De là à devenir libéral, au moins sur le plan économique, il y a encore un très très long chemin mais gageons que le stratège politique élu plus jeune président ait la bonne idée d’être l’antithèse d’une Marine Le Pen arborant un programme économique et social digne du parti communiste des années 70.





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